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Un premier ministre ultra-protectionniste et qui n’aime pas les importateurs

Abdelmajid Tebboune a été nommé, ce mercredi 24 mai, premier ministre en remplacement d’Abdelmalek Sellal. Avant sa nomination à la tête du gouvernement, Abdelmadjid Tebboune occupait les postes de ministre de l’Habitat et de ministre du Commerce par intérim. Il était en charge de trois dossiers sensibles : le logement, le projet de la Grande mosquée d’Alger et les importations, dans un contexte de crise économique sévère.

Depuis sa désignation pour assurer l’intérim à la tête du département du Commerce en janvier, Tebboune s’est distingué par une série de mesures ultra-protectionnistes en matière de commerce extérieur, parfois impopulaires. Mais il n’a pas reculé. Il a assumé publiquement ses décisions.

Pour réduire la facture des importations et limiter l’érosion des réserves de change, il a décidé d’interdire temporairement les importations de bananes, de pommes, de viandes et d’autres produits, en les soumettant au régime des licences d’importation. Un choix qu’il a défendu : « Je pense qu’il est anormal d’importer quand on a une surproduction de certains produits alimentaires comme le couscous et les pâtes », disait-il le 15 avril dernier.

Protectionniste, Tebboune a souvent critiqué les importateurs, accusés d’inonder l’Algérie en marchandises douteuses. « L’Algérie n’est pas une poubelle ! », a-t-il lancé en mars dernier pour justifier le durcissement des conditions d’importation. « J’ai demandé la mise en place de normes algériennes (…) Proches des normes européennes qui préserveraient nos enfants des maladies et de l’obésité. Le pays dont les produits respectent ces normes pourra exporter sa marchandise (vers l’Algérie. Celui qui ne les respecte pas, on aura le droit de refuser sa marchandise », a-t-il plaidé.

Abdelmadjid Tebboune n’est pas non plus connu pour sa proximité avec le patronat. Dans le bâtiment, il a reproché, à maintes reprises, aux entreprises locales de faire du bricolage et a souvent choisi les entreprises étrangères pour construire les logements AADL et LPP.

Maintenant qu’il est à la tête du gouvernement, il faudrait s’attendre à un nouveau durcissement des conditions d’importation de plusieurs produits. Mais cette stratégie risque d’atteindre rapidement ses limites. Il devra élaborer une véritable stratégie pour diversifier l’économie et sortir le pays de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.

Source TSA

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