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Parlement italien : « le modèle antiterroriste algérien est à suivre partout »

L’Algérie est un «partenaire exemplaire» de l’Italie, a indiqué le vice-président de la commission des Affaires étrangères du Sénat italien, Paolo Corsini, qui a salué le rôle de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, estimant que son expérience était «un modèle» à suivre au Maghreb, en Afrique et même en Europe.

Lors d’une rencontre avec le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Said Bouhadja, le vice-président de la commission des Affaires étrangères du Sénat italien, qui conduit une délégation parlementaire, s’est félicité du processus de coopération qui unit les deux pays sur tous les plans, estimant que «l’Algérie était un exemple en matière de démocratie, notamment à travers ses réalisations grâce aux réformes profondes dans le domaine des libertés et des droits fondamentaux», a indiqué un communiqué de l’APN.
Les membres de la délégation ont salué le rôle de l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme, estimant que son expérience constituait «un modèle pour le Maghreb, l’Afrique et même pour l’Europe», appelant à davantage «d’efforts pour trouver des solutions radicales aux questions d’intérêt commun à l’instar du problème de l’immigration clandestine». Pour sa part, M. Bouhadja, a affirmé lors de ses entretiens que «l’Algérie veille au développement de ses relations avec l’Italie qui a été parmi les pays qui ont soutenu clairement l’Algérie durant la décennie noire», ajoutant que «les parlementaires doivent contribuer au renforcement de ce processus, notamment à travers des mécanismes communs et des rencontres périodiques». Après avoir vaincu le terrorisme, l’Algérie a consacré dans sa Constitution, initiée par le Président de la République, «davantage de droits et de libertés afin de refléter son orientation vers la consolidation de l’édification d’institutions solides», ajoutant que «les acquis de la nouvelle Constitution étaient le fruit de longues et d’intenses négociations entre les différentes composantes de la société».
A cette occasion le président de la chambre basse a réaffirmé la position constante de l’Algérie concernant le soutien aux questions justes et son attachement au principe de non ingérence dans les affaires internes des pays et au rétablissement de la paix et de la stabilité et son rejet de la violence et de l’extrémisme, a souligné le communiqué de l’APN

Formation d’imams : signature d’un protocole d’accord ?

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, et le vice-président de la commission des Affaires étrangères du Sénat italien, Paolo Corsini, ont exprimé hier à Alger la volonté des deux pays de signer un protocole d’accord en matière de formation d’imams en Italie. «Les discussions ont permis d’avoir une vision commune pour la signature d’un protocole d’accord relatif à la formation d’imams en Italie», a déclaré M. Mohamed Aissa à la presse à l’issue d’un entretien avec M. Corsini. Il a expliqué que cet accord, qui permettra la formation à court et long termes d’imams sur le sol italien, est issu de l’expérience algérienne en matière de lutte et prévention contre l’extrémisme violent. La rencontre a porté également sur l’échange des points de vue et d’expériences en matière de cohabitation entre les cultures et civilisations, a-t-il dit, plaidant en faveur de l’élargissement de la coopération commune dans ce domaine dans le bassin méditerranéen afin de promouvoir les valeurs humaines, de modération et de tolérance. De son côté, M. Corsini a indiqué avoir reçu, lors de son entretien avec M. Mohamed Aissa, «un témoignage exemplaire des pratiques d’une religion modérée, tolérante et de dialogue». «Le ministre a fait une démonstration très significative de cette pratique et le protocole d’accord en matière de formation d’imams sera très utile pour l’Italie» et pour le dialogue inter-civilisationnel, a-t-il ajouté.

L’Algérie, un point de vue «juste» à l’égard des questions internationales

Le président de la commission des Affaires étrangères, de la coopération et de la communauté à l’Assemblée populaire nationale (APN), Abdelhamid Si Afif, a passé en revue, hier à Alger, avec le vice-président de la commission des Affaires étrangères du Sénat italien, Paolo Corsini, les relations d’amitié solides unissant les deux pays et les moyens de les promouvoir, ainsi que les perspectives de coopération bilatérale devant être hissées à la hauteur de la volonté politique exprimée par les dirigeants politiques des deux pays, indique un communiqué de l’APN.
M. Si Afif a insisté sur «l’importance de renforcer la coopération à tous les niveaux notamment parlementaire», saluant «la position positive de l’Italie» durant la décennie noire vécue par l’Algérie, ajoute le communiqué.
Evoquant l’expérience pionnière de l’Italie dans le domaine des petites et moyennes entreprises (PME), M. Si Afif a appelé à la consolidation de la coopération et du partenariat entre les deux pays dans ce domaine.
Il a présenté, en outre, un aperçu sur la composante pluraliste du Parlement algérien qui adopte le système bicaméral, rappelant le processus de transition démocratique qu’a connu l’Algérie en dépit des conditions difficiles qu’elle a traversées.
Il a salué, à cet effet, les réformes profondes initiées par le Président de la République qui a jeté les fondements de la stabilité et de la réconciliation couronnée par une Constitution consensuelle «venue conforter la pratique démocratique, les libertés politiques et individuelles et accorder d’importantes prérogatives au pouvoir législatif et confier un rôle important à l’opposition politique». Concernant les relations internationales, M. Si Afif a insisté sur «l’impératif de soutenir le dialogue et la réconciliation comme unique moyen de règlement des conflits». Le responsable a également mis l’accent sur la nécessité de trouver une solution juste à la question du Sahara occidental. Il a, par ailleurs, évoqué le terrorisme qu’il considère comme phénomène transfrontalier, rappelant que l’Algérie avait, très tôt, mis en garde contre ses retombées.
Il a, entre autres, abordé la question de l’immigration à laquelle il faut faire face à travers une approche de développement en faveur de la stabilité dans les pays du sud. De son côté, la délégation parlementaire italienne a salué «l’expérience démocratique algérienne et les réformes politiques opérées», appelant à approfondir la concertation entre les deux pays et à renforcer la coopération dans les domaines économique, scientifique et culturel.
L’Algérie a toujours eu un point de vue «juste» à l’égard de plusieurs questions posées sur la scène internationale, a-t-il soutenu, indiquant que le dialogue constitue le meilleur moyen pour appuyer la stabilité dans les pays de la région.
«L’Union européenne (UE) devrait élaborer un deuxième plan Marshall destiné à l’Afrique», a-t-il ajouté. S’agissant de la question de l’immigration, la délégation italienne a déploré «l’échec de l’UE à adopter une politique unifiée à l’égard de cette question qui menace l’entité de l’union», estimant que l’appui à la stabilité et du développement constituait le plus important facteur pour maîtriser ce phénomène. (APS)

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