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Dinar algérien : hausse simultanée face au dollar et à l’euro, la fin de la dépréciation ?

Le cours du dinar algérien s’est stabilisé et même légèrement renforcé ces derniers mois, face aux principales devises étrangères, notamment l’euro et le dollar. La Banque d’Algérie, qui fixe la valeur du dinar, opère-t-elle un changement de stratégie ?

Hausse simultanée face au dollar et à l’euro

Depuis la nomination de Mohamed Loukal à la tête de l’institution monétaire nationale, en remplacement de Mohamed Laksaci, le cours du dinar algérien s’est légèrement renforcé face aux deux grandes monnaies.

Le dollar vaut, ce mercredi 19 octobre, 110,38 dinars sur le marché officiel interbancaire. Au premier juin dernier, le taux de change était de 110,53 dinars pour 1 dollar. À la mi-août, la monnaie nationale gagnait du terrain face au billet vert, atteignant même 108,66 dinars pour 1 dollar. Face à la monnaie unique européenne, la tendance est similaire : d’une parité de 123,26 au 1er juin – date de la nomination de M. Loukal-, l’euro s’échange contre 121,33 dinars ce mercredi, soit un gain de 1,93 dinars.

La stabilité du cours du dinar est d’autant plus significative que le dollar américain est aussi en hausse face à l’euro. Un renforcement simultané face à ces deux monnaies qui traduit une appréciation de fond.

En effet, le dinar algérien évolue habituellement en sens inverse de la parité dollar/euro. Par exemple, lorsque le dollar baisse face à l’euro, le dinar évolue négativement face à la monnaie américaine, et se maintient face à la monnaie européenne. Cette tendance s’explique notamment par le cours du baril : libellé en dollar, le pétrole est un facteur déterminant pour l’économie de l’Algérie, et donc pour la valeur de sa monnaie.

Pression inflationniste et reprise des cours

La hausse récente des cours de pétrole peut expliquer la meilleure tenue du dinar face au dollar. Seulement, cette tendance a commencé avant la reprise du baril, somme toute modérée.

L’explication la plus plausible réside dans la volonté du gouvernement algérien de lutter contre les pressions inflationnistes récentes. La baisse du dinar a entraîné une hausse généralisée des prix à la consommation, qui pèse sur le pouvoir d’achat des Algériens. Ainsi, l’on peut aisément concevoir une tentative de la Banque d’Algérie de minimiser l’inflation, du moins éviter une poursuite de la hausse des prix.

Mais en cas de forte rechute des prix du baril, le dinar a de fortes chances de repartir en nette baisse.

Source : TSA

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