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Grands projets : groupes nationaux et internationaux dans le collimateur du gouvernement

Le gouvernement durcit le ton avec les groupes algériens et étrangers en charge de la réalisation des grands projets d’infrastructures et menace de résilier des contrats de plusieurs centaines de millions de dollars.

De nombreuses mises en demeure ont été adressées ce dimanche par des administrations et agences publiques aux entreprises de réalisation.

Le groupe espagnol Isolux fait objet de trois mises en demeure. La première concerne les travaux d’alimentation en eau potable de la wilaya de Sétif et des communes situées à l’ouest de la wilaya à partir du barrage de Mahouane. L’entreprise est sommée de prendre en charge le retard enregistré dans les travaux contractuels, notamment de la partie génie civil.

L’ADE donne un délai de huit jours à cette entreprise pour accélérer les travaux d’alimentation en eau potable des villes d’Oum El Bouaghi, Ain M’lila, Ain Kercha, Ain Fekroun et Ain Beida à partir du barrage d’Ourkis.

La troisième mise en demeure émane du ministère des Travaux publics et des Transports, à cause du « retard » enregistré dans les travaux de réalisation du tramway de Mostaganem sur 14,2 km. L’entreprise s’est engagée dans le cadre d’un regroupement Corsan-corviam constucccion S.A (chef de file) / Alstom Trasport SA, Isolux Ingenieria SA.  Un délai de 8 jours lui est accordé pour rattraper le retard enregistré dans l’avancement des travaux de réalisation.

Menaces de résiliation 

Dans le secteur de chemin de fer, la situation n’est pas reluisante. L’ETRHB Haddad et le groupement espagnol OHL ont fait l’objet de mises en demeure de la part de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaire (Anesrif) en leur accordant un délai de 60 jours pour la reprise des travaux. Le groupe ETRHB Haddad, est titulaire du marché des travaux de réalisation de la nouvelle ligne ferroviaire à voie unique, reliant Relizane, Tiaret et Tissemsilt sur 185 Km, dont les travaux ont été lancés en janvier 2011. Pour sa part, le groupe espagnol OHL est mis en demeure pour le projet de la mise à double voie et modernisation des installations de ligne ferroviaire reliant Annaba à Ramdane Djamel dans la wilaya de Skikda, dont les travaux ont été entamés le 4 décembre 2006.

Les deux entreprises sont sommées de « relancer et /ou lancer les travaux non entamés sans motif valable, de renforcer le chantier en moyens humains et matériels et de respecter les engagements contractuels ». Dans le cas contraire l’Anesrif se « réserve le droit de la résiliation des contrats, aux torts exclusifs des titulaires des marchés ».

Le groupe ETRHB Haddad est mis en demeure aussi pour  deux autres projets dans le secteur des travaux publics : la réhabilitation du CW108 sur 20 km à Ghazaouat et le  dédoublement de la route reliant l’autoroute Est-Ouest à Sour El Ghozlane sur 23 km,.

Routes et autoroutes : les Chinois et les Turcs en force

Toujours dans les travaux publics, l’Agence algérienne des autoroutes (AGA) a adressé des mises en demeure aux groupes chargés de la réalisation des autoroutes dans plusieurs régions du pays, en leur fixant un délai de 60 jours pour relancer les chantiers. Ainsi, le groupe sino-algérien CRCC-SAPTA est averti pour le retard enregistré dans les travaux de réalisation de la pénétrante autoroutière de Bejaia (100 km). L’AGA menace de résilier le contrat si ce groupement ne répond favorablement à quatre conditions : « Relancer les travaux arrêtés sans motif valable, renforcer le chantier en moyens humains et matériels, approvisionner le chantier en matériaux de construction et  respecter les engagements contractuels en général ».

La même mise en demeure est adressée par l’AGA au groupement sino-algérien CRCC-Denouni-Seror pour le chantier de l’autoroute de Ghazaouat (41 km), et au groupement algéro-turc composé de Makyol, Insaat, Sanayi, Turizm VE, Ticaret, Anonim, Sirketi et Engoa pour le projet de réalisation de la liaison autoroutière reliant le port d’Oran à l’autoroute Est-Ouest sur 8 km pour plus de 35 milliards de dinars. Un autre groupement sino-algérien fait l’objet d’une mise en demeure similaire. Il s’agit de GCES-CSCEC-ENGOA, en charge du dédoublement d’une partie de la RN1, située entre Berrouaghia et La Chiffa sur 53 km, pour 122 milliards de dinars. Tout comme les titulaires des projets de l’autoroute de Tizi Ouzou sur 48 km (Ozgun-Nurol-Engoa), de la 4e rocade d’Alger sur 34 km (Mapa-Insat-Ticaret, EPTRC-Soutram) et de l’autoroute de Batna sur 62 km (Sero est- Eurl El Hadj Kadri et Sarl Chebili) pour plus de 12 milliards de dinars.

Téléphérique de Tizi Ouzou

L’entreprise française Pomagalski est également épinglée. L’entreprise est en charge de la réalisation de clés en main, d’un système de transport par câble (téléphérique) de Tizi Ouzou, reliant les localités de Kef Naâdja, Sidi Beloua et Redjaouna. Elle a un délai de 60 jours pour renforcer le chantier avec des moyens humains et matériels et de rattraper le retard enregistré dans l’avancement du projet. Les travaux de réalisation devaient être entamés le 7 juillet 2013 à ce jour le projet est à la traîne.

Source : TSA

C’est décidément la fin des privilèges pour Ali Haddad. Le groupe ETRHB, appartenant à l’homme d’affaires a reçu aujourd’hui trois mise en demeure du ministère des travaux public, publiés dans les quotidiens L’expression, Ennahar, et El Moudjahid.

Ces mises en demeure concernent trois projets: la réalisation de la rocade côtière entre Marsa Ben Mhidi et Ghazaouet qui a bénéficié d’une enveloppe de 451 millions de DA. Le dédoublement de la route reliant l’échangeur de Bouira à la ville de Sour El ghozlane sur 23 km lot N° 03 qui a bénéficié d’une enveloppe de 388 millions de DA et le dédoublement de la route reliant l’échangeur de Bouira à la ville de Sour El ghozlane sur 23 km et qui concerne le lot N°2 qui a bénéficié d’une enveloppe de 536 millions de DA.

La mise en demeure donne un délai de 60 jours pour relancer les travaux arrêtés sans motifs valable, renforcer le chantier en moyens humains et matériels, approvisionner le chantier en matériaux de construction et surtout respecter les engagements contractuels.

Passé ce délai, le maître de l’ouvrage  se réserve le droit de prendre les mesures coercitives prévus par la réglementation en vigueur notamment la résiliation aux torts exclusifs du titulaire du marché.

C’est la première fois que l’Etat à travers le ministre en charge des travaux publics envoi une mise en demeure au groupe ETRHB appartenant à l’homme d’affaires et patron du Forum des chefs d’entreprises Ali Haddad. C’est visiblement la fin de la lune de miel entre le sulfureux homme d’affaires et le gouvernement. Ce dernier bénéficiait jusque là de privilèges qui lui offrait une position de force de le monde des affaires et se présentait comme une personnalité influente du pouvoir dans le pays.

Le divorce entre Haddad et le pouvoir a été entamé hier lors de la tournée du premier Ministre Tebboune quand Ali Haddad a été invité à quitter l’espace d’une cérémonie officielle dans laquelle il n’est pas concerné et invité.

Salim Bey 

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Source : DIA

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