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L’Algérie en plein dans la bataille mondiale pour sa sécurité hydrique : 139 barrages à l’horizon 2030

De 75 barrages d’une capacité totale de 6,5 milliards de mètres cubes, actuellement, l’Algérie ambitionne d’atteindre un total de 139 infrastructures à l’horizon 2030. Cet objectif obéit au souci des autorités de rapprocher le pays de sa sécurité hydrique.

C’est ce que souligne une mise à jour économique portant sur l’Algérie, rédigée par Oxford Business Group (OBG).

Entretemps, OBG retient, déjà, une étape «importante» dans les deux ans et demi à venir avec la mise en service d’une série de nouveaux barrages, au nombre de neuf et dont la mise en service de cinq d’entre eux est prévue pour la deuxième semestre de cette année.

Il s’agit des barrages d’Ouljet Mellegue (Tébessa), de Soubella (M’sila), de Béni Slimane (Médéa), d’Oued Taht (Mascara) et de Seglaba (Laghouat).

Ensemble, ces barrages seront dotés d’une capacité de retenue totale de 500 millions de mètres cubes, selon l’étude, alors que les quatre autres démarreront leurs activités au cours des deux années suivantes.

 Répondre à l’impératif d’un enjeu mondial majeur

Faisant un état des lieux, la même étude fait remarquer que l’Algérie comptait actuellement 75 barrages d’une capacité totale de 6,5 milliards de mètres cubes.

Peu ou prou ? Le rapport d’OGB met en avant certains paramètres contraignants tels le contexte de croissance de la population de hausse des températures, d’industrialisation accrue et de développement du secteur agricole. Soit des besoins accrus auxquels il faut bien répondre.

Dans cette veine, le document pointe le développement de la production d’eau potable à partir de l’eau de mer, relevant à ce niveau que plusieurs usines de dessalement construites depuis 2000 permettaient désormais l’approvisionnement en eau douce à partir de l’eau de mer de la Méditerranée.
Une démarche traduite par la réalisation, illustre OGB, par la station de dessalement par osmose inverse de Magtaa à Oran, dotée d’une capacité de traitement de 500 000m³/jour et apte à approvisionner en eau potable 5 millions de personnes, la plaçant comme la plus grande usine de toute l’Afrique.

Ainsi, cette station est-elle venue s’ajouter à celle d’El Hamma (Alger), produisant autour de 200 000 m³/jour pour assurer l’approvisionnement en eau d’1,5 million d’habitants de la Capitale.

En définitive, l’étude d’OGB conclut qu’, ensemble, barrages et infrastructures de dessalement ont multiplié par près de trois la capacité du pays de distribution d’eau potable destinée à la consommation, celle-ci passant d’1,2 milliard de mètres cubes en 1999 à 3,5 milliards aujourd’hui.

Mais la gageure n’en est pas pour autant tenue dans la mesure où les ressources renouvelables d’eau douce intérieures diminuent et du fait d’un milieu naturel contraignant, qui fait du réapprovisionnement des réservoirs une tâche difficile.

A cet effet, d’ailleurs, la mise à jour de l’Oxford Business Group rappelle que le gouvernement algérien   n’a pas manqué de prendre en compte, dans son dernier plan quinquennal, la nécessité d’effectuer davantage d’investissements dans le ce domaine, faisant remarquer que le plan d’action économique pour la période 2015-2019 allouait 18 milliards de dollars à l’amélioration de la sécurité hydrique, soit le plus important domaine d’investissement.

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