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Parlement français : Hollande a écarté délibérément l’Algérie du Sahel

Le Parlement français a recensé des évolutions positives dans les relations avec l’Algérie depuis 2012 avec l’entrée en vigueur de l’accord bilatéral d’entraide judiciaire dans le domaine pénal consacrant ainsi «la meilleure coopération entre la France et les 53 pays africains».

La Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française considère que les relations entre la France et l’Algérie se distinguent depuis 2012 par «une dynamique unique en son genre», estimant que «la coopération culturelle, scientifique et technique connaît elle aussi un renouveau, outre l’amélioration rapide, depuis 1999, des relations économiques et commerciales» entre les deux pays.

En outre, le rapport parlementaire paraphé par le député du mouvement La République en marche ! fondé par Emmanuel Macron, estime que «l’Algérie a émis des signaux positifs à l’égard de la France depuis l’élection du président Macron et nourrit beaucoup d’aspirations envers le nouveau gouvernement français».

Le rapport a ajouté que «l’Algérie est un partenaire clé» dans les dossiers importants, telles la crise libyenne et la sécurité au Sahel, et ceci survient après la période d’apathie qui a caractérisé les relations bilatérales sous l’ancien président François Hollande, qui a «a délibérément neutralisé le rôle de l’Algérie dans la région du Sahel au sud du Sahara».

La même source parlementaire française indique que depuis la signature de l’accord de coopération judiciaire à la fin de l’année 2016, de réels progrès sont notés dans «notre coopération dans ce domaine avec l’Algérie», ajoutant que cela constitue un «signe de confiance dans la capacité des institutions judiciaires des deux pays à coopérer à bon escient pour servir la justice». Le rapport conclut qu’un flux important de demandes d’aide judiciaire est enregistré et l’Algérie est le premier pays dans la région géographique africaine en ce qui concerne les demandes d’assistance reçues par le secteur judiciaire français, et la seconde en fonction des demandes formulées par la France.

Notons que l’accord de coopération judiciaire signé entre la France et l’Algérie prévoit le renforcement de la capacité conjointe des deux pays dans leur lutte contre les opérations de blanchiment d’argent, l’échange d’informations bancaires, en exploitant les nouvelles technologies dans la coopération bilatérale, comme, par exemple, l’audition des témoins et des experts ou des parties civiles par vidéoconférence.

Selon le même rapport, 477 demandes d’assistance judiciaire ont été adressées aux autorités algériennes, et 123 de ces demandes, dont 86 notifications officielles, sont à l’étude et enquête depuis le début de l’année 2010.

Source : AP

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