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Le Premier ministre libyen Al-Sarraj en visite ce samedi à Alger pour rendre compte de sa rencontre avec Macron et Haftar

Algeriepatriotique a appris de sources informées que le Premier ministre libyen, Fayez Al-Sarraj, se rendra ce samedi à Alger, où il devra s’entretenir avec les plus hautes autorités du pays au sujet des discussions qu’il vient d’avoir avec Khalifa Haftar à Paris, sous l’égide du président Emmanuel Macron. Khalifa Haftar avait déclaré, hier, que cette rencontre qualifiée de «positive» par les deux responsables politiques libyens, avait été rendue possible grâce aux efforts de l’Algérie et de l’Egypte.

Encouragé et parrainé par l’Algérie depuis le début de la crise, le dialogue interlibyen piétine en raison de l’impossibilité de parvenir à un accord entre les différents belligérants et de la complexité de la situation politique et sécuritaire dans ce pays, en proie à une guerre civile depuis le renversement de Mouammar Kadhadfi. Alger œuvre à rapprocher les opinions pour accélérer le processus visant le retour à la paix, mais l’entêtement de Khalifa Haftar, proche des Français et des Egyptiens, à faire cavalier seul et à exclure du dialogue la composante islamiste, complique la situation.

En dépit de l’optimisme de Paris qui a abrité la rencontre entre Al-Sarraj et Haftar, il n’en demeure pas moins que tous les indices tendent à relativiser cet espoir de parvenir enfin à un accord qui mettrait fin aux hostilités sur le terrain. Car, non seulement les deux hommes s’échineront à préserver une marge de manœuvre qui leur permette d’imposer leur feuille de route, mais ces derniers ne jouissent pas d’une indépendance suffisante qui les habilite à faire aboutir le processus de négociations à terme, tel que voulu par l’ensemble des acteurs dans le conflit libyen.

Khalifa Haftar, qui puisse sa puissance du soutien égyptien, rejette toute participation des islamistes au dialogue, tandis que Fayez Al-Sarraj, fort de l’appui des institutions internationales, s’aligne sur l’approche algérienne qui appelle à un dialogue inclusif et prône l’unité face aux groupes islamistes armés dont la propagation menace toute la région, l’Algérie en tête.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, avait bien expliqué aux Libyens, lors d’un récent déplacement dans ce pays, que l’Algérie ne voulait pas s’immiscer dans les affaires internes de la Libye, mais il a fait savoir, cependant, en termes diplomatiques, que l’Algérie voyait d’un mauvais œil le prolongement de la crise politique et des affrontements entre les différents protagonistes.

Source : AP

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