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Révélation explosive sur le financement de D’hina et Abassi Madani par le Qatar

Qatar : le livre noir, un ouvrage explosif du Centre euro-arabe pour combattre l’extrémisme (CEACE), dévoile le rôle de cet émirat du Golfe dans les insurrections du «printemps arabe» et la promotion des Frères musulmans. Coécrit par une pléiade de chercheurs de divers pays du Moyen-Orient (Egypte, Iran, Liban Libye, Tunisie, Turquie, Yémen, etc.) et d’Europe, dont le centre préfère garder l’anonymat, le livre fournit une banque de données inédites et vérifiables concernant tout le laboratoire qui dirigeait, et dirigerait encore, cette agitation à partir de Doha – les donneurs d’ordre – ainsi que la liste nominative des convoyeurs de fonds des groupes terroristes avec les variations de leurs noms patronymiques, parfois les numéros de téléphone dont ils faisaient usage et des précisions sur leurs documents de voyage.

Ainsi, ce groupe appelé «cellule de Doha» était – l’est-il toujours ? – en charge de la coordination et des contacts pour le compte d’Al-Qaïda à l’échelle de toute la région. Cette cellule a surtout servi de «courroie de réhabilitation» des «Afghans arabes» après le retrait de l’ex-Union soviétique d’Afghanistan, par l’intermédiaire d’un «centre de recherches» confié à un prédicateur salafiste qatari, lui-même ancien d’Afghanistan, Abdel Rahman Ben Oumeir Al-Noueymi. Dans leur stratégie de domestication de la mouvance islamiste, les décideurs qataris estimaient nécessaire de disposer de plusieurs relais afin de ne pas dépendre exclusivement du binôme confrérique Frères musulmans-Youssef Al-Qaradawi. Ainsi, le Qatar a offert l’hospitalité à des prédicateurs et activistes comme Mohamad Srour Zine Al-Abidine, chef du mouvement Al-Sourouryah, et à Abassi Madani, chef du FIS dissous.

On apprend aussi que cette cellule a mis sur pied un réseau de financement d’Al-Qaîda en Somalie, via le Soudan et le Yémen, et apporté son soutien aux salafistes à Gaza qui vont, par la suite, fonder des cellules dans le désert du Sinaï où un attentat dans une mosquée vient de faire 235 morts, ce vendredi. La cellule coordonnait également l’action d’Abou Moussab Al-Zarkaoui en Irak et d’Ayman Al-Zawahiri en Afghanistan, et celle des autres factions au Yémen, en Arabie Saoudite, au Liban, au Koweït, en Somalie et, enfin, en Syrie, où le Front Al-Nosra était particulièrement «choyé» par les bailleurs de fonds qataris depuis le déclenchement des événements dans ce pays.

L’ouvrage évoque l’implication directe de l’ex-émir Hamad Ben Khalifa et son Premier ministre, le sulfureux Hamad Ben Jassem. Ce dernier a, dans une récente déclaration faite à la chaîne BBC, avoué, entre autres, le financement par son pays de la chaîne de télévision subversive El-Magharabia qui continue, à ce jour, à s’attaquer à l’Algérie et à servir de tribune aux islamistes de l’ex-FIS.

Dans le registre médiatique, le livre donne le nom d’un membre de la «cellule de Doha» affecté comme financier de la chaîne Al-Jazeera pendant des années. Doha a, dans le même sillage, monté un certain nombre d’organisations et d’associations dont l’objectif exclusif était d’accompagner le «printemps arabe». Les auteurs de l’ouvrage citent notamment «l’Académie du changement», «l’institut Al-Karama». Présidée par Abdel Rahim Ben Omeir Al-Noueymi, cet institut, fondé en 2004 à Genève, compte parmi ses membres plusieurs Algériens, tels que Rachid Moussali, et des activistes du FIS dissous figurant sur la liste d’Interpol à la demande de l’Algérie, «mais qui bénéficient néanmoins du droit d’asile en Suisse», note-t-on. On y apprend également que ce Moussali a promu deux autres islamistes algériens, Mourad D’hina au poste de directeur exécutif et Abbas Aroua au titre de superviseur du programme de travail de l’institut. «Abbas Aroua, lit-on, a été par la suite missionné à Doha pour prendre la direction du Centre des études d’Al-Jazeera durant la mandature de Waddah Khanfar (ancien directeur de la chaîne, membre de la secte des Frères musulmans, ndlr), avant de retourner en Suisse en 2012».

Autre révélation sur cet institut : pour contourner le refus du Conseil économique et social, organisme de l’ONU habilité à conférer le statut d’ONG consultative en vue de participer aux sessions du Conseil des droits de l’Homme, l’institut Al-Karama «achète les badges de participation aux ONG accréditées».

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